au fil des mots

un peu de tout à travers les livres et le reste

08 septembre 2007

La femme autruche - Ginette FOREST

femme_autruche

Résumé du livre
N'est-il pas temps que les mères d'enfants abusés prennent la parole? Ginette Forest a décidé de plonger. Et elle le fait dans un style intelligent, vivant et convaincant.

Après quinze ans d'abus incestueux de la part de son mari, Ginette nous livre, avec courage, lucidité et sans complaisance, son cheminement franc et honnête.

Mon avis :

Ginette a 2 fils et 1 fille adoptée. Ses fils ont la vingtaine passée, sa fille est plus jeune. Un jour, son mari (qui n'est pas le père des enfants) lui fait un aveu : il a abusé de leur fille et de leurs fils. Non content de passer aux aveux auprès de sa femme, il s'est aussi dénoncé à la police, ce qui les conduit tous à suivre une thérapie. Ginette se pose alors toutes sortes de questions, sur sa vie de femme d'abuseur, sa vie de Maman, sa vie en tant que personne. Elle analyse tous les moments de sa vie, depuis qu'elle est enfant, ses actions et défenses depuis qu'elle était enfant.

la 4ème de couverture laissait entendre que ce livre, histoire vraie, était très intéressant et magnifiquement écrit. Je m'attendais donc à quelque chose d'intéressant, qui m'aurait permis de comprendre ce côté-là, celui de ma mère.....grosse déception à la lecture..... l'auteur remonte dans son enfance, s'efforce d'analyser tout ce qui a pu se passer, elle analyse ensuite ses relations avec ses enfants, puis avec son premier mari et avec le deuxième pour ensuite se pencher le temps de quelques paragraphes sur ce qu'a fait son mari.... bref un livre décevant, un témoignage décevant aussi....mais comme elle le dit, "en tant que femme d'abuseur, moins victime que l'enfant, moins coupable que le père, où est sa place ?"...

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11 juin 2007

Tu n'es pas la fille de ta mère - Elisabeth Quin

Tu n'es pas la fille de ta mère lu dans le cadre du "Challenge ABC 2007"

J'ai eu du mal à le lire d'un bout à l'autre. L'auteur écrit d'une façon très crue, voire désagréable. Beaucoup d'a-priori face aux enfants "adoptables", beaucoup de négativité pour expliquer qu'elle ne veut pas être enceinte; beaucoup de problèmes de famille, elle en semble très déséquilibrée et je me suis demandée en lisant le livre si elle ne serait pas une "mauvaise mère". quelque chose m'a dérangée tout au long de ma lecture et je ne le recommande pas. Je suis allée voir les avis sur le site de la Fnac : ils varient, les notes sont ou très mauvaises (2/10) ou très bonnes (10/10). Tout dépend je pense de la sensibilité du lecteur. De plus, c'est un livre très court et à aucun moment je n'ai vu de l'amour de cette femme envers cette enfant qu'elle adopte. mais peut-être est ce dû à son style, elle n'est peut-être pas douée pour faire passer ses sentiments ?

j'aimerais bien avoir un autre avis, si quelqu'un parmi vous l'a déjà lu ?

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28 mai 2007

Brûlée vive - SOUAD

 

Brûlé vive, de Souad

Le crime d'honneur est l'assassinat d'une jeune fille soupçonnée de n'être plus vierge par ses parents. Souad était condamnée mais a survécu. Elle témoigne dans ce livre afin de dénoncer la barbarie de cette pratique qui concerne plus de cinq mille cas chaque année dans le monde.

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Et parfois, il arrive que l’on tombe amoureux... comme la petite Souad durant son adolescence. Quoi de plus banal au fond qu’une telle histoire d’amour à l’âge de la découverte du sentiment amoureux qui vous pousse irrépressiblement vers l’Autre ? Seulement voilà, au village, on ne l’entend pas de cette oreille et très vite, les problèmes surgissent. Ceux-ci prennent la forme d’une haine familiale farouche, et singulièrement celle d’un méprisable beau-frère qui se voit désigner pour accomplir l’irréparable : supprimer Souad. La manière dont il va tenter de le faire est littéralement abjecte : alors qu’elle est affairée un matin à laver le linge dans la cour de la maison, l’homme s’approche d’elle, l’asperge d’essence puis fait flamber une allumette. Seulement, Souad résiste et est miraculeusement sauvée…

Aujourd’hui elle se porte bien et témoigne, dans un livre bouleversant d’intensité, de l’horreur de ce qu’on appelle communément les crimes d’honneur, pratiques barbares qui touchent chaque année plus de cinq mille personnes. Un livre choc, écrit, il convient de le préciser, sous couvert d’anonymat, en raison d’une sentence qui n’a pas été exécutée mais que d’autres membres de la famille de Souad s’empresseraient bien d’achever…

Mon avis :

Un témoignage qui se lit vite, une leçon de courage, un style qui montre toute la volonté de vivre de la narratrice. Certaines descriptions sont crues mais moins violentes que je l'aurais pensé avant de lire ce livre. C'est avant tout une leçon de courage, une renaissance.

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24 mai 2007

J'avais 12 ans...... - Sabine DARDENNE

dans la gueule du monstre "J'AVAIS 12 ANS, J'AI PRIS MON VELO ET JE SUIS PARTIE A L'ECOLE"

Qui n'en a pas entendu parler ?

Mon avis : un livre dur mais nécessaire, pour celle qui l'a écrit et pour ceux qui ne savent pas, pour les victimes et leurs proches.

je précise que dans ce livre, aucun détail sexuel n'est donné, sabine précise sur les pages concerné "... ce qui a suivi, je n'en parlerai pas ici".

ainsi, chacun peut le lire et les voyeurs en seront pour leurs frais.

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23 mai 2007

Les survivants - Piers Paul Read

Agrandir la jaquette de Les survivants résumé (pris sur livrenpoche.com) : Le 13 octobre 1972, il la suite d'une erreur de pilotage, l'avion qui transportait une équipe uruguayenne de loueurs de rugby. leurs amis et leurs parents, écrasa dans les Andes. Il y avait quarante-cinq personnes à bord. Vingt-sept d'entre elles survécurent à l'accident. Ils ne savaient pas où ils se trouvaient, n'avaient aucune provision, aucun moyen de signaler leur position. Les recherches conduites par l'Uruguay, le Chili et l'Argentine furent inutiles. Pour subsister, les survivants entreprirent de manger leurs morts. Certains ne purent s'y résoudre aussitôt, mais bientôt, un à un. il leur fallut céder. Un second malheur, le 29 octobre, les frappa. U' ne avalanche submergea les débris de l'avion où ils dormaient et huit d'entre eux moururent ce jour-là. Trois autres devaient succomber aux suites de leurs blessures, il n'y avait dans l'avion ni médicaments ni instruments ni chirurgien qualifié. Les parents,. ou du moins ceux d'entre eux qui ne croyaient pas à la mort de leurs enfants et que soulevait une foi indomptable, explorèrent les Andes pied à pied autour des lieux où ils supposaient que l'avion était tombé. Les recherches privées échouèrent comme avaient échoué les recherches officielles. Il fallut que les survivants constituent un corps expéditionnaire comprenant les trois, puis les deux des plus vaillants d'entre eux, pour escalader une des plus hautes montagnes des Andes, à 4600 mètres d'altitude asec les moyens qui défient la vraisemblance et la raison - et pour arriver enfin dans une haute vallée chilienne, au sillage de Los Maitenes. Il en restait quatorze autres sur la montagne, on alla les chercher en hélicoptère. On tint leur sauvetage, deux jours avant Noël, pour un miracle. Quand les journaux révélèrent, le 26 décembre, qu'ils avaient dû manger leurs morts pour survivre. l'émotion fut énorme et même le scandale. L'Église catholique prit cependant fait et cause pour les rescapés.

Pour ce livre, je vous mets le résumé intégral car il est écrit d'après une histoire réelle, par les survivants du crash. J'ai lu ce livre il y a plusieurs années et je l'avais trouvé passionnant car pour une adolescente, quoi de mieux qu'un livre d'aventure et de drame ? En fait, ce dont je me souviens aujourd'hui, c'est que les auteurs ont très bien rendu la souffrance, l'attente et l'espoir mêlé de désespoir généré par les tentatives d'aller chercher du secours, jusqu'à ce jour final où enfin, ils réussissent à trouver quelqu'un dans ces grandes étendues qui va les aider. Ensuite, cette enquête sur le fait que pour survivre, il a fallu manger ; et que pour manger il faut avoir de la nourriture et que la seule nourriture qu'ils avaient c'était de la viande : celle des corps de leurs amis et famille disparus. Ces passages sont horribles mais nécessaires pour comprendre que plus rien ne sera plus jamais pareil pour eux, que la vie en chaque individu est plus forte que tout et l'amène à tout faire pour se sauver.

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03 avril 2007

Betty MAHMOODY

Jamais sans ma fille, de Betty MAHMOODY

4ème de couverture ;

3 août 1984... dans l'avion qui l'emmène à Téhéran avec son mari, d'origine iranienne, et sa fille, Betty a le sentiment d'avoir commis une erreur irréparable...

Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. le verdict tombe : "tu ne quitteras jamais l'Iran" Tu y resteras jusqu'à ta mort"; En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.

elle n'a désormais qu'un objectif : rentrer chez elle aux Etats-Unis avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïques ; ce monde incohérent où la femme n'existe pas. Pour reconquérir sa liberté, betty mènera deux ans de lutte incessante. humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.

Aujourd'hui, Betty Mahmoody vit quelques part en Amérique, avec sa fille, sous un nom d'emprunt.

Elle nous livre ici un document poignant, un récit qui dépasse l'entendement, un livre qui s'inscrira à jamais dans notre mémoire.

Mon avis :

c'est un livre poignant où l'on accompagne pas à pas, tentative après tentive, souffrance après souffrance la pauvre Betty qui ne peut que se répéter et répéter à ceux qui veulent l'aider "jamais sans ma fille". En effet, elle peut quitter le pays si elle le veut, mais sans sa fille, qui appartient au père en cas de divorce. sa fuite à travers les montagnes, les belles âmes qui l'aident, tout fait de ce livre une expérience magnifiquement écrite, d'autant pluspoignante qu'elle est vraie.

j'avais vu il y a quelques années un reportage sur cette femme ; le visage de sa fille était rendu flou dans le reportage pour éviter qu'on puisse la reconnaître et c'est ce qui m'avait le plus marquée : voir les 2 vraies héroïnes, ces 2 comabattantes car la petite Mathob, bien qu'elle n'ait que 5 ans dans le livre est magnifique de pudeur,de confiance, de force, de maturité.

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28 février 2007

Fred UHLMAN

L'ami retrouvé, de fred Uhlman

j'ai beaucoup aimé ce livre, ou plutôt cette nouvelle, qui m'a rappelée à la fois "Silberman" de Lacretelle et également les amitiés de Cronin 'dans "les vertes années" par exemple)... je le recommande, c'est une belle histoire... l'histoire , à Stuttgart en 1932, de Hans, fils d'un docteur juif et de Conrad, aristocrate. Ils vont malgré tout devenir amis mais Hans devra, à cause du nazisme, partir..... mais c'est sans compter sans la vie qui se chargera un jour de le lui rappeler.

"C'est avec cet ouvrage, qui a bouleversé des générations de lecteurs, que le peintre Fred Uhlman est devenu écrivain"

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13 février 2007

Nadine TRINTIGNANT

Marie, ma fille, de nadine TRINTIGNANT

Je t'aime, ma fille chérie. Je t'aime à jamais. Peut-être parviendrai-je un jour à ne plus être obsédée par les horribles images de la fin de ta vie. J'arriverai à penser à toi avec douceur, et à te sourire. Peut-être. Je ne suis sûre de rien.

Mon avis : un témoignage puissant, dur et sans concession mais avec tellement d'amour. Je pense que chez les Trintignant, famille dans laquelle ils sont tous écrivains ou réalisateurs ou acteurs, en tout artistes, faire un film (comme pour la perte de sa petite fille il y a 30 ou 40 ans) ou faire un livre est normal car ils ne savent s'exprimer qu'ainsi. Je pense aussi que pour crier sa haine contre l'assassin de son enfant, c'est un bon exutoire. Tout comme les parents qui créent des associations au nom de leur enfant, ou ceux qui organisent des marches silencieuses.

Ce livre me fait penser à "Lettres à l'absente" de PPDA.

J'adorais marie trintignant comme actrice et comme personnalité, ce qui émanait d'elle me fascinait.

Depuis la mort de Marie, Nadine Trintignant travaille avec des associations pour aider les personnes battues. C'est vrai qu'étaler la vie de sa fille paraît étrange mais d'un autre côté, c'est la vie d'une fille vue par sa mère, donc pas forcément exacte et puis, si ça aide des personnes maltraitées à se rebeller, à parler ou encore d'autres personnes à comprendre que dans leur entourage il se passe des choses de ce genre, je me dis qu'elle a eu raison de le faire.

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Eva THOMAS

Le sang des mots, de Eva THOMAS

Eva Thomas, abusée par son père, écrit Le Viol du silence en 1986. Elle crée au même moment l’association SOS Inceste et participe à une émission télévisée à visage découvert ; elle libère alors la parole sur les viols incestueux et se lance dans une campagne de dénonciation de ces crimes souvent secrets. Mais d’avoir vu, en juin 1989, une victime d’inceste condamnée pour diffamation, elle se retrouve en état de choc.

Le Sang des mots est le récit de cet effondrement, et de la lente renaissance qui l’a suivi. A la voix de l’auteur s’en mêlent d’autres : celles des victimes d’abord, mais aussi des magistrats, des psychanalystes et des professionnels concernés par ce problème. En ressort l’idée que le viol incestueux est un crime, et que c’est au tribunal que la réparation doit commencer. C’est seulement à partir de cette priorité du juge sur l’analyste qu’une psychothérapie pourra être entreprise. Mais interroger les dogmes reçus de la psychanalyse, c’est aussi permettre aux victimes condamnées au silence par la prescription de pouvoir se reconstruire.

Publié en 1992, Le Sang des mots est ainsi devenu un ouvrage de référence sur la question. Les aléas de l’édition l’avaient rendu introuvable. L’évolution des mentalités imposait qu’il fût réédité. Car le débat s’est, depuis, largement ouvert dans les médias ; le regard sur les victimes a changé, la prescription est en passe d’être modifiée.

Cette nouvelle édition est précédée d’une préface de Marie Balmary et d’une introduction inédite de l’auteur

Mon avis : un livre poignant et magnifique. C'est un livre que j'ai découvert en 1996. Ce témoignage d'Eva Thomas est une bible pour moi. Il est impossible de le raconter.. mais un fort témoignage, qui pose les questions justes et y apporte des réponses.

Eva Thomas est la présidente de "SOS Inceste pour revivre" à Grenoble. Un petit bout de femme courageux et battante.

Posté par fee_gnomene à 17:25 - - Témoignages - Commentaires [1] - Permalien [#]



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