04 juin 2007
La presse est unanime - Pièce de théâtre
La presse est unanime, de Laurent RUQUIER
Laurent Ruquier met en scène ses chroniqueurs favoris dans cette comédie qui exploite les talents de chacun... Avec Julien Cafaro, Isabelle Alonso, Steevy Boulay, Isabelle Mergault, Claude Sarraute et Jean-François Derec. Pierre-Louis de Saintaignan est un critique réputé et redouté qui vit avec une comédienne qui, elle, fait son retour au cinéma. Elle lui fait jurer d'être objectif s'il doit signer un papier sur son film. Ce sera au-delà de ses espérances...
Mon avis :
Au début, je trouvais les émissions de Ruquier très drôles puis je m’en suis lassée lorsqu’il est passé en quotidien… ce qui fait que lorsqu’on m’a parlé de cette pièce écrite par lui et jouée par son équipe…. Bien sûr, j’ai fait la « fine bouche » et ne suis pas allée la voir.
Un soir, elle passait à la télé, en deuxième partie de soirée… donc je suis restée devant, en même temps que je faisais du rangement…. Et là, malgré moi… j’ai bien rigolé… il y a des tirades (notamment le jeu de Isabelle Mergault) qui sont excellentes ; d’autres le sont un peu moins mais dans l’ensemble, j’ai passé un très bon moment.
Le trio Isabelle Mergauly – Isabelle Alonso – Steevy est drôle, fonctionne bien et les rires fusaient dans la salle (d’un autre côté, ils n’allaient pas enregistrer non plus un soir où la salle ne réagirait pas).
Finalement, l’humour n’est pas trop lourd et on sent que « la bande à Ruquier » s’amuse autant qu’elle joue.
Seul bémol : c’est dommage que le jeune Steevy n’aie pas plus de métier ; son inexpérience se sent tout de même face aux autres.
Mais bon, si vous voulez passer un bon moment, sans vous prendre la tête, n’hésitez pas, louez la k7 ou le DVD, je pense que vous ne serez pas déçus.
Poste restante - Pièce de théâtre
Pièce de Noël Coward (France,2002) avec Jean-Claude Brialy, Line Renaud, Annie Sinigalia et Stéphane Bari (2h05)
L'histoire : Un auteur à succès est rattrapé par son passé. Comment va-t-il réagir ? Acceptera-il de verser au moins une larme ?
Sans aucun doute le plus insupportable mais le plus talentueux et le plus versatile des monstres sacrés du théâtre de l'Angleterre de son temps, Noël Coward fut tour à tour acteur, compositeur, chanteur, danseur, metteur en scène, producteur, dramaturge et amant célèbre. Fortement influencé par Oscar Wilde, il s'est illustré dans tous les genres. Ici, la comédie, là le drame, ailleurs le vaudeville. Coward ne reculait devant rien et il avait bien raison. Si Poste restante n'est certainement pas sa meilleure pièce elle n'en demeure pas moins intéressante. L'action se situe en 1966 à Lugano. Sir Hugo Latymer, romancier septuagénaire au sommet de la gloire, reçoit la visite de Carlotta Gray, ancienne actrice et amour de prime jeunesse. La perspective de ces retrouvailles n'enchante guère Hilde, l'épouse, secrétaire et souffre-douleur de Hugo car elle s'attend à une requête d'ordre monétaire. En fait, Carlotta, sur le point de publier son autobiographie vient demander à Hugo l'autorisation d'y inclure les lettres qu'il lui a écrites lorsqu'ils étaient amants. Devant le refus de l'auteur dont on affirme qu'il pourrait bien recevoir le Prix Nobel , Carlotta révèle la véritable raison de sa venue : l'existence d'un autre paquet de lettres qu'elle détient, celles que Hugo a écrites à William Sheldon, le seul être qu'il ait réellement aimé. Chantage ? Non. Entre Hugo et Carlotta se tisse alors une toile très enchevêtrée, dans laquelle viennent se prendre l'homosexualité souterraine de Hugo, son impossibilité à reconnaître le prix de la compassion et le besoin de Carlotta de le voir s'accepter tel qu'il est. C'est Hilde qui, par sa lucidité et sa foi en Hugo l'homme public, commencera à démêler cette toile.
Créée à Londres et reprise en 1999 avec Vanessa Redgrave et Corin Redgrave, où elle connut un succès retentissant, il était bien naturel que cette Poste restante soit donnée en France. A la fin du mois d'août 2002, la chose était faite sous la houlette du metteur en scène Daniel Roussel au Théâtre du Palais-Royal. Dans les rôles principaux, Jean-Claude Brialy, Line Renaud et Annie Sinigalia sans oublier le fort séduisant Stéphane Bari. Si Annie Sinigalia est époustouflante de justesse au point d'y gagner le Molière 2003 de la Meilleure actrice dans un second rôle, si Line Renaud tient parfaitement sa place, on peut en revanche émettre quelques réserves sur la prestation de Jean-Claude Brialy. L'homme a du métier, du savoir faire mais on aurait aimé chez lui davantage d'épaisseur voire de noirceur. A notre avis, il aurait fallu choisir un comédien à mi-chemin entre un Michel Aumont et un Jean-Paul Roussillon. La grandeur d'un acteur est de savoir s'effacer derrière son personnage. Brialy y réussit tout juste. Cela ne signifie pas qu'il démérite. Il fait comme il sait faire avec la tête et par forcément avec le cœur. Il reste que les amateurs d'authentiques réussites théâtrales seront ravis. Cette pièce méritait sa place en DVD. Point de bonus. Ils sont sur scène. Que demandez de plus ? Qu'à l'avenir Biraly cesse de faire du Brialy même avec talent.(Henry Saurel)
J'ai voulu voir cette pièce à la suite d'une interview de Line Renaud, car j'aime en elle à la fois la comédienne et la femme de coeur. De plus, les extraits que j'en avais vus montraient que la pièce était drôle et caustique. En plus d'être drôle, cette pièce réveille beaucoup de questions en nous : les secrets enfouis au fond de chaque individu, le chantage pouvant être exercé par des personnes "amies" ou des proches, on plaint et on compatit avec le personnage de Hugo, hanté par le souvenir d'un amour impossible à accepter, à reconnaître.
A l'instant où JC. Brialy et L. Renaud apparaissent sur la scène, la magie opère. Ils forment un couple de comédiens remarquables, même si cependant Line Renaud a un tel charisme que Brialy est un peu effacé.
Elle est drôle, envoutante, j'avais vraiment l'impression que le personnage interprété prenait vie.
J'ai , de surcroît, eu la chance d'avoir une place au premier rang. Ce premier rang permet notamment de surprendre les regards entre les acteurs, les fous-rire réprimés.... et l'odeur du repas qu'ils dégustent au beau milieu de la scène !!!
Un DVD est sorti et je vous recommande de le louer....
Un beau salaud - Pièce de théâtre
Le jour de son anniversaire, François décide de quitter sa femme pour une plus jeune. Quel beau salaud ! Classique ? Déjà vu ? Sauf quand c'est Bernard Tapie qui orchestre cette comédie moderne et qui perd le contrôle entre 'une ex' trop maternelle, 'une légitime' trop compréhensive, 'une maîtresse' trop dépressive, et 'une future' trop trop.
Auteur : Pierre CHESNOT
Metteur en scène : Jean-Luc MOREAU
Acteurs : Bernard TAPIE - Agnès SORAL - Natacha AMAL - Pascale ROBERTS - Isabelle PETIT-JACQUES - Mathilde PENIN - Rémy ROUBAKHA
J'ai assisté 2 fois à la représentation de cette pièce. Je l'ai trouvée très drôle (bien que la deuxième fois, ce soit un samedi après-midi : j'ai trouvé que Bernard Tapie en rajoutait beaucoup : public très jeune ce jour-là) A la fin de la représentaiton, j'ai pu discuter avec Natacha Amal, qui est adorable ainsi qu'avec Agnès Soral qui est également très sympathique et ouverte (en plus, la deuxième fois, j'étais accompagnée d'une amie et de sa soeur qui avait travaillé pour elle il y 20 ans... c'est ainsi que nous avons pu lui parler de façon plus personnelle le samedi après-midi... c'était rigolo de voir leurs retrouvailles et surtout de voir Agnès Soral loin de civilités actrice-public...) Quant à Bernard Tapie, je lui décerne la palme de la désagréabilité : acide, imbuvable et désagréable, il a bien fait comprendre aux gens qui l'attendaient qu'il avait autre chose à faire qu'à signer les autographes et poser pur des photos. J'ai trouvé son attitude très petite, surtout quand on lit ensuite dans des articles qu'il dit "mon public remplit la salle depuis la première de la pièce".... comme si les gens ne pouvaient venir pour les autres acteurs sur scène.... La pièce est sortie en DVD mais sans Agnès SORAL... c'est une autre actrice qui la remplace... mais ça rend bien
Devinez qui ? (10 petits nègres) - Pièce de théâtre
| Envoyé : 23/06/2004 14:06 |
CRITIQUE. Mon avis : J'ai été déçue par cette pièce qui est librement adaptée de la fameuse intrigue policière d'Agatha Christie... Bernard Murat a changé l'ordre des meurtres, les motifs, les armes, la pièce ressemble à un vaudeville. Quant à la fin, elle est libre également. Bien sûr, on rit car des scènes sont drôles. Mais dans l'ensemble, grosse déception. Mieux vaut en rester à la lecture du roman. Seul point sensationnel : la disparition des statuettes sur scène : on a beau s'y attendre et guetter, il est impossible de les voir disparaître. Clochette |
Petits crimes conjugaux - Pièce de théâtre
Petits crimes conjugaux, d 'Eric-Emmanuel SCHMITT
L'histoire : Gilles est victime d'un mystérieux accident. Amnésique, étranger à lui- même, il revient chez lui auprès de Lisa, sa femme depuis quinze ans. Qui est-il ?
Qui est Lisa ? Comment vivait leur couple ? A partir de ce qu'elle lui raconte, il tente de recomposer son existence.
Mais si Lisa mentait ?... Est-il bien tel qu'elle le décrit ? Est-elle seulement sa femme ?
Un suspense étonnant sur le couple à la recherche de sa vérité. Une comédie noire, pleine de surprises, où le marivaudage alterne avec la guerre totale.
Distribution : Charlotte RAMPLING et Bernard GIRAUDEAU
Auteur Eric-Emmanuel SCHMITT
Mise en scène Bernard MURAT
Décors Nicolas SIRE
Costumes Carine SARFATI
Lumières Laurent CASTAINGT
Musique originale Benjamin MURAT
PIECE VUE EN 2004
Mon avis :
Encore une adaptation réussie !!!! La pièce est fidèle au roman d'Eric-Emmanuel Schmitt.....
Bernard Giraudeau est poignant, il y a des moments où j'avais carrément envie d'aller sur scène le réconforter tant il s'est approprié son personnage : c'est impressionnant de voir à quel point un comédien peut se transfigurer pour devenir quelqu'un d'autre. Que ce soient les rires, la joie ou l'angoisse, les crises de nerfs et de larmes, j'en avais le coeur serré. L'impression d'assister à une véritable scène de ménage est terrible.
Charlotte Rampling quant à elle est décevante et étrange. Elle semble réciter son texte, le ton ne convient pas, nous avons été déçus de son jeu.
C'est très dommage d'ailleurs car la pièce est une réussite.
Si vous ne connaissez pas le texte de Eric-Emmanuel Schmitt, allez vite l'acheter ou l'emprunter en attendant la mise en DVD ou télévisée de la pièce ![]()
Clochette ![]()
Madame Sans-gêne - Pièce de théâtre
MADAME SANS-GENE
Distribution :
Madame Sans Gêne Clémentine CELARIE
Lefebvre Frédéric VAN DEN DRIESSCHE
Fouché Michel VUILLERMOZ
Napoléon Philippe UCHAN
Neipperg Manuel DURAND
La pièce est la transposition libre d'une réalité historique. Les personnages ont existé.
Madame Sans-Gêne fut la Maréchale Lefebvre, duchesse de Dantzig, tancée par Napoléon pour ses manières et son franc-parler. Née Catherine Hübscher, alsacienne, venue s'établir à Paris comme blanchisseuse, rue Poissonnière, elle y épousa en 1785 le sergent Lefebvre son "pays" mariage d'amour, mariage heureux, quatorze enfants (mais elle les perdit tous). Elle se distingua par une fidélité sans faille à son mari et à... Napoléon. Après la chute de l'Empire, elle refusa de paraître en public disant avec humeur : "J'allais aux Tuileries quand c'était chez nous, maintenant que c'est chez eux, je ne m'y sentirais plus chez moi".
Elle survécut quinze ans à Waterloo, vivant auprès de son Lefebvre, modeste et s'occupant d'oeuvres de bienfaisance, mourant plus qu'octogénaire en 1835.
Telle est la personne historique, en partie différente du personnage théâtral. Victorien Sardou s'inspira aussi d'une fille de meunier de Pontoise, prénommée Thérèse et réellement surnommée Sans-Gêne, cantinière et soldate héroïque, qui guerroya sur tous les fronts, qui connut bonaparte et fut récompensée par lui.
Au théâtre, soeur de Madame Angot, descendante des grandes soubrettes de Molière (Dorine et Nicole), des Lisette les plus audacieuses de Marivaux, et pour finir de la Suzanne de Figaro, le personnage de Madame Sans-Gêne, plus composite, est nourri d'une matière populaire, aux abords argotiques, "franche en gueule et en impertinence", aux allures loyales et braves, qui ne peut susciter que sympathie et plaisir partagé.
pour en savoir plus : http://www.letheatre.com/madamesansgene/lapiece.htm
PIECE VUE EN 2004
Mon avis :
Comme vous vous en doutez tous, c'est historique, ça dure presque 3 heures..... donc...... j'ai failli m'endormir !!!!!!! Clémentine Célarié est très drôle mais , bon, je n'ai pas accroché....
Cependant, la pièce doit être excellente car le public hurlait littéralement de plaisir lors des saluts des comédiens à la fin de la pièce.... tandis que je me réjouissais que ce soit fini
La griffe - Pièce de théâtre
Pièce de théâtre de Claude d'ANNA et Laure BONIN - Mise en scène Annick BLANCHETEAU
Avec
Muriel ROBIN... Irène Coleman
Bernard VERLEY... Franz Polonia
Nadia BARENTIN... Mina Coleman
Aude BRIANT.... Delphine
Erwan CREIGNOU... Le Pompiste
L'histoire : C'est mystérieux le rapport qui lie les mères à leurs filles et les filles à leurs mères. C'est fait de mille coups de griffes qui finissent par tisser un réseau de cicatrices avec lequel Il faudra compter une fois parvenue à l'âge adulte. C'est comme une danse de possession dont l'enjeu est te pouvoir sur tes hommes : pères, maris, amants, sans limitation ... Cette nuit là, dans une station-service de l'autoroute A71, le monde entier se ligue contre Irène Coleman, célèbre styliste de prêt à porter : des financiers japonais et américains sans scrupules veulent lui arracher brutalement sa griffe, son amant exige soudain dans l'urgence un peu de l'attention qu'elle a toujours remis au lendemain, sa mère qui lui casse les pieds de toute éternité, s'est cassé le sien, sa fille qui n'a que vingt ans écrit déjà ses mémoires pour l'accabler de reproches... et c'est cette nuit-là justement que les routiers choisissent pour se mettre en grève et paralyser la France.
Une nuit rêvée pour repartir à zéro...
"La Griffe" est une histoire de la nuit fort bien écrite où, dans le huis clos d'une station service au bord d'une autoroute déserte, les règlements de compte familiaux font rage, les individus se révèlent et les masques tombent. Muriel Robin s'est emparée avec une talentueuse gourmandise du rôle de la fonceuse et malheureuse Irène Coleman, directrice d'entreprise avant de diriger sa vie, rôle qu'elle compose avec nuance et intelligence au centre d'une distribution impecccable. (Christian Dumont)
PIECE VUE EN 2004
Muriel Robin, à son habitude fait rire... mais jaune. Dans le rôle d'une mère "mise en joue" par sa fille qui est écrivain et publie un livre livrant des secrets de famille plutôt embarrasants, elle se heurte à la comédienne Aude Briant (qui jouait déjà dans "un air de famille" au théâtre. Les dialogues sont savoureux, incisifs.
Nadia Barentin, dans le rôle de la mère de Muriel Robin est d'une mauvaise foi sensationnelle, rajoutant de l'huile sur le feu, emmerdante à souhait, cassant les pieds à son gendre joué par Bernard Verley, ours mal léché qui en a vu d'autres...
A la fin de la pièce, j'ai eu le plaisir de pouvoir discuter avec les comédiens. Nadia Barentin est très humaine, très abordable. Nous avons parlé un peu de la pièce, beaucoup des relations jeunes-parents. Bernard Verley, Aude Briant et Erwan Crignou ont répondu à toutes les questions avec gentillesse.
Quant à Muriel Robin, ce fut une grosse déception pour l'amie avec qui j'étais et moi : elle n'est pas franchement abordable, même plutôt désagréable et cassante.... mais laissons lui le bénéfice du doute, peut-être était elle fatiguée...
Clochette ![]()
Pour ceux qui auraient envie de lire cette pièce, j'en ai acheté le texte lors de la représentation et je peux le prêter, voire le photocopier... avec les autographes des comédiens si certains d'entre vous désirent les avoir.

Un nouveau titre, Devinez qui ?, met l’accent sur l’énigme concoctée par Agatha Christie dans Les Dix Petits nègres, un classique du roman policier adapté au théâtre. Bernard Murat s’est amusé à monter la pièce. Nous découvrons un vaste salon donnant sur la mer, le décor d’un huis clos époustouflant. Dix invités se retrouvent sur une île appartenant à un mystérieux M. Lenny. Au rythme d’une comptine, ils disparaissent à tour de rôle. Qui frappe dans l’ombre ? Pourquoi ? On ne donnera pas le fin mot de l’intrigue, elle repose sur une recette qui ne doit jamais dévoiler ses secrets. Mais, telle quelle, la pièce bien ficelée a de sacrés atouts. Pas étonnant qu’elle soit jouée dans le monde entier. Universelle, populaire et tout public. On marche comme un seul homme. Comme les enfants, nombreux dans la salle et qui goûtent le spectacle comme s’ils participaient à un immense Cluedo. On pousse des oh ! des ah ! de surprise.