L'insouciance

4ème de couverture

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif.

En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé.

Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

Mon avis

L’histoire est résumée dans la 4ème de couverture, je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler la fin…

J’ai ADORE ce livre… un des meilleurs de Karine Tuil à mon avis ! L’écriture nous transporte au fil des aventures de nos 4 héros, le style est fluide et très imagé, ce roman se lit d’une traite…

j’ai un gros coup de cœur pour l’un des personnages, l’attachant Osman qui garde la tête haute malgré tout ce qui lui tombe dessus, à sa sortie de politique, il navigue dans un monde que je connais bien car j’y habite : celui des cités du 93… au passage, cette vie là est très bien rendue dans ce livre, c’est exactement ça !

 Romain, le soldat victime de syndrome post traumatique est attachant lui aussi, il tente de survivre à cette guerre, tant bien que mal… on lutte en même temps que lui et on espère que son histoire avec Marion va marcher…

On sent que l’auteur a fait des recherches car le livre est bien documenté, il y a de temps à autre des citations très bien à propos dont une de Jorge Semprun qui m’a beaucoup touchée : « la vie était encore vivable. Il suffisait d’oublier, de le décider avec détermination, brutalement ».

La guerre est tellement réaliste qu’on a l’impression d’entendre les fusillades et qu’on est écœuré de tout ce qui s’y passe…

Un thème revient, comme dans chacun de ses romans, du moins de ceux que j’ai lus, c’est la question d’identité… chacun se bat à son niveau et se pose des questions…. Chacun se bat et y perd son insouciance ….

Bref, un livre que je recommande, bien sûr !! Plutôt deux fois qu’une :)