Quatrième de couverture :

Il voulait voir s'envoler les minutes... Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts... A cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ? Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.

Je ne sais plus si la critique ci-dessous est de moi ou non... je l'ai récupérée sur mon forum...dans le doute, j'en referai une prochainement pour la remplacer; En attendant, comme j'avais adoré ce livre, je vous la mets quand même :

Gil, huit ans trois-quarts, a été envoyé à la résidence-foyer «Les Pâquerettes». À cause, dit-il en racontant son histoire au petit Carl, de ce qu’il a fait à Jessica, petite fille de son âge qui compte plus que tout dans sa vie et dont il attend désespérément les lettres. Mais son courrier lui est caché par le docteur Névélé qui, mu par de bonnes et sincères raisons, entend ainsi instaurer avec cet enfant hostile un système de punitions / récompenses sans admettre que ses méthodes manquent d’imagination et d’opportunité. C’est ce que tente de lui expliquer l’interne Édouard qui, lui, adopte envers Gil une attitude anti-répressive, toute de compréhension et d’approche psychologique. Entrant dans le jeu de l’enfant, il obtient de lui des résultats fort satisfaisants, par exemple en vainquant sa peur de l’eau. Pour lui, Gil n’a rien à faire là, au sein d’enfants autistes. Ce qu’il vit n’est pas une histoire de folie mais une histoire d’amour, dont il livre les secrets en les écrivant sur le mur de la salle de repos où il aime se retrouver seul. Une suite de retours en arrière nous montre Gil passant des heures devant la maison de Jessica, ou achetant des jouets avec elle. Depuis la mort de son père, elle souffre du fait que les adultes ne prêtent pas attention à sa peine. Gil et Jessica s’aiment au point de se livrer à un rapport physique que la morale sociale leur interdit à leur âge. La mère de Jessica les surprend. Ainsi Gil a-t-il été conduit aux «Pâquerettes» où, depuis, il a appris à se rapprocher de madame Cochrane, qui lui avait d’abord paru dure, tandis qu’Édouard a été renvoyé par le docteur Névélé. Chevauchant, dans ses rêves, son cheval noir Blackie, il finit par apprendre les «règles» de la résidence, ne pensant plus qu’à Jessica, avant, peut-être, de la retrouver plus tard…