Rencontre avec Calixthe BEYALA

Foire du livre - Brive Novembre 2005

Comme dirait Woopi Goldberg : « vous pouvez pas me rater : une petite femme noire dans une grande boîte en verre »…. Les inconditionnels auront reconnu une réplique culte de « Jumping Jack Flash » …..Calixthe Beyala, c’est tour à tour un éclat de rire ou un coup de gueule !

 

Donc vous cherchez une petite femme noire au sourire éclatant (ou au coup de gueule façon la beuglante de Harry Potter)

Au salon du livre en mars 2005, c’était le coup de gueule contre les photographes dont les flash lui fatiguaient les yeux….

Cette année, à Brive, à l’occasion de la Foire du livre, c’est une Calixthe Beyala tout sourire qui me reçoit ! Lorsqu’elle m’aperçoit, elle me reconnaît et rigole (forcément, la petite vieille devant n’en finit pas de ranger son livre dans son sac en bafouillant des mots inintelligibles et m’empêche de passer, ce qui fait que je suis bloquée et que je ne peux qu’attendre en regardant ses livres étalés devant elle (que la petite vieille remarque au dernier moment et décide d’en acheter un dans lequel elle voudrait une dédicace  « s’il vous plait ») qu’on se regarde par dessus tout ça (n’oublions pas la responsable du stand qui prend tout son temps pour rendre la monnaie à la ptite dame !) en se souriant comme des andouilles.

Enfin je me pose par-dessus les bouquins et je commence mon discours (ma petite liste de questions tourne dans ma tête… faut pas que je les oublie…). Je lui reparle du mois de mars (« le pôv’photographe du salon du livre est-il encore en vie ? ») ; elle éclate de rire et me demande si j’ai aimé le livre conseillé en mars ! et bien, oui Madame, j’ai aimé… et j’ai des questions à vous poser !

« pourquoi l’héroïne traite les noirs de « nègres » ? et pourquoi elle accueille à bras ouverts la maîtresse de son mari ? Vous avez tout imaginé ou vous êtes tous aussi cools (sous-entendu « vous les noirs ») ? et nous voilà parties à papoter et à rigoler ; on dirait 2 copines !

En fait, Calixthe Beyala veut réhabiliter le mot « nègre », donc c’est comme ça qu’il faut le comprendre… pourtant moi, intérieurement, je trouve ça péjoratif et pas facilement réhabilitable… l’héroïne accueille la maîtresse de son mari parce que quand on est marié, c’est pour la vie (et la mort), c’est pas seulement pour 10 ans, et donc, on accepte tout de l’autre, le bon et le moins bon… pas la peine de se faire la gueule pour des conneries… et oui, ils sont tous comme ça : de grandes familles, c’est beau la vie et la communauté….. La vie est bien assez difficile, pas la peine de se la compliquer encore plus…

Bien sûr, là je vous résume (le mot à mot, c’est pas mon truc) ; quelques minutes passent et un beau sourire et 2 photos plus tard (sans flash, hein ????), je repars en n’oubliant pas de lui dire « cette nouvelle coupe de cheveux vous va comme un gant ! ça vous rajeunit et vous êtes très jolie » ! Et Madame me répond en éclatant de rire « ouais je sais ! tout le monde me le dit ». 

Normalement, d’après elle, je devrais aimer « femme nue, femme noire » mais il faudra que le prochain coup je lise « la plantation »…. Pas de problème, Calixthe, je verrai ça quand il sera édité en livre de poche….

Le rendez-vous est pris pour mars 2006 à Paris au salon du livre…. Rire ou coup de gueule à la porte de Versailles ? On verra…. En tout cas, on dirait bien que le courant est passé… j’ai bien l’intention de lire tous ses livres….

Calixthe BEYALA est une personne adorable et pleine de vie.... lorsqu'on la quitte au bout de quelques minutes, c'est comme si elle nous avait mis un peu de son soleil en plein coeur..... Aujourd'hui, je l'entends encore rire (à Brive) et râler (à Paris) et ça m'éclate !!