Prix NOBEL 1952

je viens de lire Le noeud de vipères, de François Mauriac...; je l'ai dévoré et j'ai ADORE.... j'ai du mal à croire que lorsque j'ai été obligée de le lire, en classe de 2nde, je l'aie détesté et pas teminé....

c'est le journal intime d'un vieil homme aigri, plein de haine envers sa femme à cause d'une phrase de trop qu'elle prononce un jour à propos d'un amour de jeunesse. en fait, cet homme est plein de rancoeur depuis son plus jeune âge, rancoeur et haine envers le monde entier, à commencer par sa mère. Sa vie sera jalonnée de malheurs... la perte d'une petite fille, le "désamour" de sa femme, la haine de ses propres enfants... au fil de son journal qu'il écrit comme une lettre de réglements de compte avant de mourir, il va se découvrir et découvrir sa famille, c'est toute une remise en question... une véritable auto-psychanalyse : il se remet en question et c'est passionnant !

c'est émouvant également et j'ai versé une larme sur certains passages... en tout cas, je viens de découvrir un écrivain et comble de joie, il a écrit un nombre incroyable de romans et de nouvelles... je vais me jeter dessus.

pour ceux qui aiment les histoires d'amour (ou les histoires de haine), les sagas familiales... je vous le recommande.

  Thérèse Desqueyroux, de François Mauriac

Thérèse desqueyroux est une femme mariée, à un homme qu’elle n’aime plus. Elle a une petite fille et vit dans un petit village qu’elle exècre et qui le lui rend bien. Elle est accusée d’avoir voulu assassiner son mari et a bénéficié d’un non-lieu au tribunal.

Mais sa famille va le lui faire payer et l’enferme dans la maison familiale, en faisant leur prisonnière. Qui est Thérèse ? qu’a t’elle fait ? que pense t’elle ? a t’elle des rêves ? Avec ce roman, François Mauriac signe le portrait d’une femme perdue dans la vie, qui n’aime plus, rien ni personne…. Une femme qui voudrait fuir mais ne le peut pas. Beaucoup de pudeur dans le style mais aussi la dureté que l’on avait déjà connue dans « le nœud de vipères »…. Pas de noir ou de blanc, mais beaucoup de gris clairs et foncés…

La fin de la nuit (suite de Thérèse Desqueyroux)

« La fin de la nuit » est la suite de « Thérèse Desqueyroux » : plusieurs années ont passé et on retrouve Thérèse, éloignée de sa famille. Cela fait des années qu’elle n’a pas revu les siens, ni sa fille. Pour sa famille, elle est la honte et elle vit dans un petit appartement à Paris avec une servante, entre crises d’angoisse et crises de haine.

Un soir, on sonne à sa porte : sa fille apparaît… elle est venue lui demander un service, concernant un homme qu’elle aime et surtout, elle voudrait découvrir sa mère, dont la famille lui a tout caché. Mais cela va tourner au règlement de compte car Thérèse n’est pas faite pour l’amour, même celui d’une mère pour son enfant….

A noter la préface de François Mauriac qui explique pourquoi il a écrit la suite de « Thérèse Desqueyroux » et comment il voit et comprend son héroïne….

Le sagouin, de François Mauriac

Le sagouin, c’est ce gamin de 8-10 ans, détesté par sa mère (encore une femme qui n’aime personne, le thème cher à l’auteur). Un « poil de carotte » écrit par un prix nobel…. Encore une histoire qui touche le cœur du lecteur ; encore une histoire qui finit mal….

Un livre court par le nombre de pages mais grand par la palette de sentiments véhiculée par les mots… ce n’était qu’un enfant qui voulait avoir une vie d’enfant ; ce n’était qu’un père qui voulait qu’on lui fiche la paix ; ce n’était qu’une grand-mère qui aimait son petit-fils et son fils ; ce n’était qu’une femme incomprise par la vie et par les gens du village….. c’est une histoire tragique…J’aimerais bien lire un jour un livre moins négatif de François Mauriac… y en a t’il ?